"La trahison des communistes" de Marx Dormoy (Le Populaire du 29/12/39)

Le Populaire, organe du Parti socialiste dirigé par Léon Blum, publie dans son numéro du 29 décembre 1939 un article de Marx Dormoy intitulé "La trahison des communistes".

Cet article est une réponse à la "Lettre ouverte d'André Marty à Monsieur Léon Blum" du 7 octobre 1939 dans laquelle le dirigeant communiste accusait Léon Blum d'avoir trahi les intérêts de la classe ouvrière en apportant son soutien à la guerre contre l'Allemagne nazie.

Après avoir soutenu que Lénine n'aurait jamais signé le Pacte germano-soviétique et dénoncé André Marty comme "un homme qui a pris du service dans l'armée d'Hitler", Marx Dormoy montre que c'est le Parti communiste qui a trahi ses engagements en changeant radicalement de position sur la responsabilité du conflit (Hitler/Daladier-Chamberlain), la nature de la guerre (antifasciste/impérialiste) et enfin le soutien à la Pologne (légitime/illégitime).


Document 1 :

LA TRAHISON COMMUNISTE

Quand les serviteurs de Moscou dénonçaient les « crimes du fascisme, fauteur de guerre »
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« Les communistes français font et feront tout leur devoir »
Déclaration du groupe communiste à la Chambre, le 9 septembre
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Or, depuis, Thorez a déserté, Duclos a filé, Marty est en Russie...

Par MARX DORMOY


JE m'excuse de publier avec un aussi long retard l'article que j'avais annoncé. Mon dessein n'est pas de répondre aux injures de Marty dans sa lettre adressée à « M. Léon Blum, conseiller d'Etat ». Mais je crois nécessaire - et il n'y a pas pour cela forclusion - de donner des documents qui sont aussi des arguments concernant la trahison des chefs communistes. Ils ont été puisés aux meilleures sources. Je nourris l'espoir qu'ils aideront à la besogne de désintoxication entreprise auprès de travailleurs, trop longtemps abusés, et chez lesquels tout sens critique n'a pas disparu.
Je me suis astreint à rechercher et à lire les articles publiés par l'Humanité dans les quatre mois qui ont précédé l'entrée de la France dans la guerre. Il m'a fallu du temps. Il m'a fallu encore plus de courage.

LENINE ET STALINE

Avons-nous été dupes des communistes ? Je n'en suis pas sûr. Peu importe, d'ailleurs. Mais devant les crimes du bolchevisme on ne peut pas ne pas penser aux conseils donnés par Lénine dans sa « Maladie infantile du Communisme »
« Il faut savoir résister à tout cela consentir à tous les sacrifices, user de ruses.. se taire parfois, parfais voiler la vérité. »
Le bolchevisme russe a suivi cet enseignement. Il ne s'agit pas, bien entendu, des chefs communistes français, comparses et domestiques à gages qui vraisemblablement ont ignoré les projets de leurs maîtres. Et pourtant, malgré tout, je crois qu'on peut établir une différence entre Lénine et Staline. Peut-être me trompé-je ? Mais je crois que, contrairement à Staline, Lénine n'aurait jamais consenti à devenir un supertraître à la cause sacrée de la Paix, un super-renégat de la cause du peuple russe et de celle du prolétariat international. Hitler et Ribbentrop ne se sont pas mépris en adressant à Staline leurs félicitations à l'occasion de ses soixante ans [Télégrammes du 21 décembre 1939]. Ils l'ont reconnu; ils savent qu'ils sont de même race.
Certes, Lénine avait, lui aussi, le mépris des personnes et de la liberté individuelle. Je crois cependant qu'il aurait hésité à donner l'ordre de fusiller les membres de la vieille garde bolcheviste, ses amis, ses compagnons de misère et d'infortune, artisans, avec lui, de la Révolution d'octobre.
Il n'aurait probablement pas consenti, crime suprême et inexpiable, à provoquer la guerre. Il avait, c'est vrai, détruit la république géorgienne. Mais on peut exprimer le doute qu'il eût accepté d'attaquer la Finlande dont il avait· proclamé la nécessaire indépendance.

« J'INSULTE, DONC J'EXISTE »

L'Histoire se chargera sans doute d'établir des rapprochements et des comparaisons. Pour moi, mon dessein est autre. J'ai seulement l'intention de montrer les contradictions dans lesquelles se débattent ceux qui, comme ce Marty, sont chargés d'expliquer et de justifier les apostasies criminelles de Staline-le-Judas.
On peut appliquer à Marty cette parole de Tomsky, une des nombreuses victimes de Staline, que m'a rappelée le citoyen Rappoport : « J'insulte, donc j'existe. » Marty existe. Il insulte bassement, servilement. La lettre qu'il a adressée à Léon Blum est un monstrueux monument d'amoralité, d'hypocrisie, de haine... de bassesse aussi à l'égard de maîtres qui veulent en avoir pour leur argent.
Marty n'est qu'un ilote. Après Staline, il dénonce la guerre comme « une deuxième guerre impérialiste »... « par conséquent, assure-t-il, les ouvriers, les paysans, n'ont rien à voir dans cette affaire ».
La France et la Grande-Bretagne sont entrées en guerre pour tenir les engagements qu'elles avaient solennellement pris à la face du monde. Leur attitude fournit à Marty l'occasion d'injurier, dans un immonde placard, la Pologne martyre, dépecée par Hitler et par Staline - le tout truffé des plus viles calomnies à l'adresse de Léon Blum.
« Ah ça, Monsieur le Ministre, écrit l'ilote, prenez-vous les ouvriers et les paysans pour des imbéciles,vous qui, comme Daladier, avez lancé le peuple français dans la guerre actuelle avec ses horreurs et ses souffrances et - déjà - avec ses nouvelles fortunes scandaleuses ? »
Pour prendre les autres pour des imbéciles, il faut l'être soi-même et la bêtise rejoint presque toujours la canaillerie chez les individus dégradés.
Marty, qui est orfèvre, accuse Léon Blum de trahison. C'est assez plaisant de la part d'un homme qui a pris du service dans l'armée d'Hitler. Je le renvoie au jugement porté par le citoyen Gayman, conseiller municipal du 11e, rédacteur à l'Humanité, un des organisateurs des brigades internationales qui, pour expliquer son refus de s'associer au pacte germano-soviétique [Lettre du 6 octobre 1939], écrivait : « je trahirais mes camarades qui dorment leur dernier sommeil sur la terre d'Espagne, à l'ombre des oliviers » !

QUAND MARTY
DENONÇAIT HITLER

Il y a sans doute du cynisme chez Marty. Il y a aussi une bonne part d'inconscience. Il a dû oublier son discours du 16 mars dernier à la Chambre des députés dans lequel il dénonçait avec fureur « Hitler, assassin du peuple allemand ». Il y fustigeait ceux qu'il appelait les « hitlériens » de l'Assemblée : « Messieurs, s'écriait-il, Hitler sera content de vous demain ! ». Il se préoccupait aussi - tout arrive, du moins en paroles - de la sécurité de la France : « Tout à l'heure, avant d'entrée dans la salle des séances, le service de la poste m'a remis ces deux enveloppes. Voilà l'opinion des volontaires : voilà 3 500 cartes postales que ces hommes m'envoient des camps de concentration, en Français, en Espagnol, en Polonais, en Allemand, dans toutes les langues du monde, tous se déclarent solidaires de moi, tous me disent nous serons toujours avec toi et si, demain, la France est attaquée par le fascisme, avec toi nous la défendrons. »
Aujourd'hui, Marty n'est plus enroulé dans un péplum tricolore. Il défend la France à sa manière : celle du traître Ferdonnet.

« HITLER, CHEF DE BANDE »,
DISAIT JACQUES DUCLOS A LA CHAMBRE...

Naturellement, il n'était pas seul à donner de la... voix contre Hitler. Il trouvait une aide précieuse en Jacques Duclos qui, le 18 mars dernier, toujours à la tribune de la Chambre, s'écriait [Discours du 18 mars 1939] :
« Hitler se conduit comme un chef de bande, comme un chef de tribu. Il vient là. il réquisitionne les vivres, il vole l'or, il répartit le butin...
S'il y a des hommes, ajoutait-il, qui fondent la sauvegarde de la Paix sur leurs croyances en la parole de M. Hitler, qu'ils viennent, qu'ils s'expliquent. Je suis convaincu qu'ils ne trouveront pas un seul argument pour expliquer les raisons de leur position. » Et Duclos s'indignait qu'on pût suspecter son patriotisme : « le fantassin que je suis, lançait-il comme un défi, n'a pas de leçon à recevoir de vous » ! Il continuait :
Nous ne voulons pas que Hitler puisse absorber notre pays. Nous voulons que la France reste Française et ne devienne pas une colonie hitlérienne. On parle beaucoup du saint-empire romain-germanique... Reconstituer le saint-empire romain-germanique c'est le retour de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne, le démembrement de la France. Ainsi le problème est posé c'est Hitler qui menace la France.
Les hitlériens - les gens de Hitler en France - ont fait de notre idéal pacifiste une œuvre antifrançaise. Ils développent la philosophie de la lâcheté, la philosophie de la résignation. Ni la lâcheté, ni la résignation, n'ont rien de commun avec l'esprit français. »
ENTRAINER L'EUROPE
DANS LA GUERRE

Le morceau valait la peine d'être cité. Mais le même Duclos et le même Marty sont convaincus aujourd'hui de l'innocence d'Hitler dans le déclenchement de la guerre !
Les chefs communistes avaient aussi grande confiance en la Pologne. Ils comptaient beaucoup sur elle - puisque l'affaire d'Espagne avait échoué - pour entraîner l'Europe dans la guerre. Ils excitaient le colonel Beck contre Hitler, du geste et de la voix comme les « populaires » du Vel d'Hiv' qui, dans les combats de boxe ou de catch, hurlent des encouragements à leurs favoris : « Vas-y ! Tue-le ! Descends-le ! »
« De quoi s'agit-il, demande l'Humanité dans les commentaires qu'elle donne du discours d'Hitler au Reichstag; quel est donc le véritable objectif du Reich ? Il veut dominer la Baltique... il veut tailler dans le territoire polonais pour passer la corde au cou de la Pologne.
Si la Pologne cède pour Dantzig et le corridor, l'Humanité l'avertit que Hitler réclamera la ville de Bromberg, Posen, et la rectification des frontières de la Haute-Silésie. » Et Gabriel Péri rappelle le sort de la Tchécoslovaquie : « Tel serait le sort de la malheureuse Pologne si elle ne profitait pas de ce terrible enseignement. »
Le colonel Beck a entendu les encouragements. Il répond au début de mai à Hitler. L'Humanité l'approuve et le complimente :
« L'Etat polonais, écrit-elle, ne se refuse pas à une négociation, mais il n'accepte pas les bases de discussion proposées par le chancelier Hitler. La Pologne est attachée à la paix, mais elle ne connaît pas la condition de la paix à tout prix. »
Cette politique de M. Beck « est claire et nette », dit encore l'organe communiste qui interroge avec sévérité M. Georges Bonnet, ministre des Affaires étrangères : « Préparez-vous, lui demande-t-il, un Munich pour la Pologne ? »
L'Humanité fait l'éloge du maréchal Smigly Ridz dont le discours de Cracovie l'a ravie :
« Son langage n'a rien de belliqueux. La Pologne n'entend nullement que ce soit sous la menace de la force ou de la ruse d'un Munich N° 2 se laisser arracher « le poumon » que constitue Dantzig dans l'organisation économique du pays. »
« LA POLOGNE SERA-T-ELLE TRAHIE ? »
INTERROGEAIT L'HUMANITE...

M. Burckhard, commissaire de la S.D.N. à Dantzig, est appelé chez le Führer « avec l'approbation, assure l'Humanité, de Londres et de Paris ».
Elle affirme que « M. Burckhard essaie de refaire contre la Pologne le coup de Runciman contre la Tchécoslovaquie. La Pologne sera-t-elle trahie ? Burckhard est en train de chercher à entraîner Varsovie dans l'engrenage des négociations frauduleuses devant se terminer par la capitulation de la Pologne ».
Le Parti communiste voit venir la guerre. Sans attendre davantage, il situe ainsi les responsabilités :
« Des Polonais sont tués ou arrêtés aux frontières allemandes ou dantzicoises. Des incidents sont créés à la frontière de Slovaquie. Les Polonais de Silésie allemande sont en butte à des provocations et à des brimades multipliées et croissantes, mais la Pologne peut compter sur la Russie. La journée d'aviation soviétique aura encore renforcé la résistance des peuples menacés du chantage fasciste et munichois. La Pologne y aura puisé une nouvelle énergie à défendre sa vie, son indépendance contre les provocations et les pressions. »
Chacun sait que le « père des peuples », Staline, a une manière bien à lui de les défendre !
Mais que va penser Marty de ce passage d'un article de l'Humanité du 10 août 1930 ?
« Les insultes les plus basses voisinent, dans les feuilles nazies. avec les menaces catégoriques d'employer la force et lancent l'accusation persistante que c'est la Pologne qui veut la guerre et que le Reich, encerclé, devra répondre par les armes aux agresseurs anglo-polonais.
Mais Varsovie se refuse à subir le sort tragique de Prague. Les déclarations du maréchal Smigly Ridz ont été un avertissement préliminaire aux prétendus apaiseurs impénitents, une affirmation catégorique que la Pologne se refuse à tout fléchissement, à toute atteinte à ses droits, à sa sécurité, à son indépendance. »
ALORS, LA « GUERRE IMPERIALISTE » ?...

Après avoir tenu ce langage, il serait difficile de dénoncer la « guerre impérialiste » voulue par le capitalisme franco-britannique si l'on avait un minimum de loyauté. La loyauté, l'honnêteté, la bonne foi ne se trouvent pas au « rayon » communiste !
L'Humanité ne ménage pas les hommes qui ne veulent pas entendre parler de guerre. Elle s'étonne que Déat, « Déat-Abetz », comme elle écrit. « ne soit pas encore en prison ». Il a osé dire qu'il ne voulait « pas mourir pour Dantzig ». Il fait ainsi le « jeu de Paris et de Londres, et aussi celui de Berlin ». il aura « droit à une manchette de six colonnes dans le Volkischer Beobachter, organe officiel du parti nazi ». Et elle accuse M. Déat de s'être mis d'accord avec Goebbels qui, dans un tract, demande également aux Français : « Voulez-vous mourir pour Dantzig ? »
L'Humanité est de plus en plus implacable pour M. Georges Bonnet. Elle parle de lui en ces termes : « ministre français des Affaires étrangères ou ministre étranger des Affaires françaises » qui fait avec Chamberlain le jeu de l'Allemagne hitlérienne laquelle, « mettant à profit leurs manœuvres dilatoires, multiplie les provocations à Dantzig ».
Malgré tout la guerre ne vient pas. Péri est inquiet. Il écrit le 6 juillet [L'Humanité du 6 juillet 1939] :
« Paris et Londres ont-ils indiqué à Hitler les voies et moyens pour faire disparaître la Pologne dans le silence et l'indifférence complices de la France et de la Grande-Bretagne » ?
Les chefs communistes estiment alors, eux aussi, que le capitalisme ne porte pas en lui fatalement la guerre. Il ne leur vient pas à l'idée de comprendre les 200 familles parmi les fauteurs de guerre. Que Marty consulte, d'ailleurs l'Humanité du 20 juillet. Il y trouvera un discours de Duclos dans lequel il est dit :

LA CULPABILITE
DE HITLER
« Il est indiscutable que la paix est menacée et personne ne peut désormais avoir le moindre doute en ce qui concerne l'identité des fauteurs de guerre... Ce sont ceux qui ont rayé de la carte du monde l'Autriche et la Tchécoslovaquie. Nous n'acceptons pas qu'on essaye de généraliser les responsabilités comme pour excuser, aux yeux de l'opinion publique, les crimes du fascisme, fauteur de guerre. »
Moscou a donné le la. Péri embouche la même trompette que Duclos. Il n'a aucun doute sur la culpabilité d'Hitler. Il en est tellement convaincu qu'il ne veut même pas prendre la peine de discuter. Ecoutez-le :
« La controverse qui est question de savoir qui a commencé est une controverse grotesque. L'Allemagne veut s'emparer de Dantzig pour être maîtresse de la Pologne, comme elle voulait s'emparer des Sudètes pour être maîtresse de la Tchécoslovaquie. L'agression nazie a commencé. La Pologne est en état de légitime défense. Qu'elle y prenne garde : La Pologne commencerait à perdre son indépendance si elle permettait et si des garants permettaient avec elle que se poursuive la conquête par le dedans de Dantzig. »
Et Péri donne cet avertissement :
« ...A l'heure si dramatique où nous sommes arrivés, la paix ne sera sauvée que dans la mesure où cette résolution demeurera inflexible. L'épreuve de force ne sera conjurée que dans la mesure où la Pologne et les pays qui ont garanti son intégrité, seront victorieux dans l'épreuve de volonté. L'audace fasciste, et par conséquent le risque de guerre, a grandi lorsque, sans fixer la moindre flétrissure officielle, un député français, secrétaire d'un Parti représenté par deux ou trois ministres au gouvernement, a lancé le mot d'ordre : pas pour Dantzig... La paix peut être sauvée encore si les hommes d'Etat les plus responsables des démocraties occidentales cessent de se comporter comme si le 30 septembre 1938 ou le 5 mars 1939 n'étaient pas écrits au calendrier de l'Histoire. »
Contre la propagande étrangère, l'Humanité exige une action énergique du gouvernement Daladier : « Fera-t-on taire les munichois qui font le jeu de Hitler contre la France et contre la Paix ? »

L'« HITLERISME AGRESSEUR »

Bien d'autres documents communistes seraient à citer : la mine en est, en effet, inépuisable. Pour terminer, je rappellerai les proclamations du groupe communiste qui offrait le concours de tous les communistes « pour battre Hitler », et qui affirmait « la volonté du Parti de défendre notre pays contre l'hitlérisme agresseur ». « De toutes nos forces, dit le texte, nous entendons servir la cause de la liberté, la cause de la paix et la cause de la France que nous ne séparons pas et dont nous sommes sûrs qu'elles triompheront, car l'avenir n'est pas aux représentants de la barbarie, l'avenir est aux forces populaires sans lesquelles rien de durable et rien de grand ne peut se faire.
« C'est avec la certitude de défendre leur idéal en défendant leur pays que les communistes français font et feront tout leur devoir. »
Ce document est du 9 septembre [Déclaration du groupe parlementaire communiste du 9 septembre 1939]. Le Parti communiste n'avait pas encore digéré le pacte germano-soviétique. Depuis, des ordres sont venus de Moscou. C'est pour les exécuter que Thorez a déserté, que le « fantassin » Duclos a filé, que Marty est en Russie, et que Cachin se cache, sous un dolmen, quelque part, en Bretagne.

(Le Populaire du 29 décembre 1939)

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