Pire que les staliniens français (IIIe Internationale) : les trotskystes français (IVe Internationale).
Pendant toute l'occupation allemande, ces fanatiques du défaitisme révolutionnaire ont dénoncé toute forme de Résistance comme une manifestation de racisme anti-allemand :
Raciste : la Résistance française.
Raciste : la manifestation patriotique des étudiants et lycéens parisiens du 11 novembre 1940.
Raciste : la manifestation patriotique des étudiants et lycéens parisiens du 11 novembre 1940.
Raciste : la Résistance communiste.
Raciste : l'usage du mot "boche".
Raciste : l'usage du mot "boche".
La Vérité
Sous l'impulsion de Marcel Hic, le principal groupe trotskyste français a repris une activité clandestine dès le mois d'août 1940 avec la diffusion d'un journal : La Vérité (Pravda en russe).
Daté du 31 août 1940, le premier numéro portait la mention "Organe bolchévik-léniniste". Une nouvelle mention est apparue en mars 1941 : "Organe communiste-révolutionnaire". Elle marquait la volonté du groupe trotskyste de constituer un parti : le Parti Communiste Révolutionnaire (PCR). A partir de septembre 1941, désormais imprimée, La Vérité se présentait comme l' "Organe Central des Comités pour la IVe Internationale". En janvier 1943, les trotskystes ont concrétisé leur projet de parti en créant le Parti Ouvrier Internationaliste (POI). Ce changement de structure n'a pas eu d'impact sur une réalité consubstantielle au mouvement trotskyste : l'extrême faiblesse des effectifs. C'est à partir de cette date que La Vérité a indiqué dans sa manchette "Organe du Parti Ouvrier Internationaliste". Enfin, en février 1944, le POI a fusionné avec deux groupes trotskystes marginaux pour donner naissance au Parti Communiste Internationaliste (PCI). Conséquence : La Vérité a été publiée jusqu'à la fin de l'Occupation avec la mention "Organe du Parti Communiste Internationaliste".
Résistance française
Née de l'appel du 18 juin 1940, la Résistance française a été violemment dénoncée par les trotskystes au nom des vérités du marxisme-léninisme.
Ce délire idéologique transparaît avec éclat dans les "Thèses sur la question nationale", un texte doctrinal publié dans la revue IVe Internationale de novembre 1942, soit plus d'un an après l'invasion de l'URSS par les armées allemandes.
Rédigé par Marcel Hic, ce texte de référence portait sur la légitimité des mouvements de libération nationale. Dans le cadre théorique ainsi défini, il assignait aux militants trotskystes les tâches suivantes :
Rédigé par Marcel Hic, ce texte de référence portait sur la légitimité des mouvements de libération nationale. Dans le cadre théorique ainsi défini, il assignait aux militants trotskystes les tâches suivantes :
"En résumé les tâches de la Quatrième Internationale en face du mouvement nationale des masses en Europe, sont les suivantes :
a) Mener une politique impitoyable contre toutes les manifestations du chauvinisme réactionnaire dans les rangs de la petite-bourgeoisie et de la classe ouvrière; dénoncer les buts impérialistes qui se cachent derrière la propagande nationale de Londres et ses valets staliniens. A l'idée d'une hégémonie allemande, anglaise, américaine ou française en Europe, à toute idée de revanche aussi bien qu'au programme d'asservissement hitlérien, opposer le programme des Etats-Unis Socialistes d'Europe qui, seuls, réaliseront effectivement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes dans le cadre de la liquidation de l'esclavage capitaliste.
b) Mener une propagande inlassable pour la fraternisation. En particulier, organiser systématique la fraternisation entre les troupes d'occupation et la population des pays occupés, ainsi qu'entre les ouvriers allemands et les ouvriers étrangers travaillant en Allemagne."
Partant du principe que la lutte contre les Allemands était une manifestation de "chauvinisme", autrement dit de racisme, la IVe Internationale fixait à ses militants deux tâches fondamentales. La première : combattre impitoyablement la Résistance française et la Résistance communiste. La seconde : encourager inlassablement la fraternisation entre les travailleurs français et les soldats allemands.
Le message était clair...
Le message était clair...
Manifestation du 11 novembre 1940
Le 11 novembre 1940, bravant l'interdit de l'occupant allemand, des centaines d'étudiants et de lycéens parisiens manifestent à l'Arc de Triomphe et sur les Champs-Élysées pour commémorer l'armistice de 1918.
Patriotique par son objet (célébration de la victoire de la France sur l'Allemagne), par ses slogans ("Vive de Gaulle !", "Vive la France !"), par ses gestes symboliques (brandir deux gaules pour symboliser le nom du général de Gaulle), et par ses chants (la Marseillaise), cette manifestation constitue la première démonstration publique d'opposition à l'occupation allemande.
Dans son numéro du 15 novembre 1940, La Vérité consacre sa... quatrième page à la manifestation du 11 novembre. Parmi les "leçons" que le journal trotskyste tire de cet événement, on retiendra les deux dernières :
Dans son numéro du 15 novembre 1940, La Vérité consacre sa... quatrième page à la manifestation du 11 novembre. Parmi les "leçons" que le journal trotskyste tire de cet événement, on retiendra les deux dernières :
"3°) Pour grouper de larges masses populaires il ne faut pas se contenter de crier : "Vive la France". Il faut lancer des mots d'ordre populaires concernant le ravitaillement, la production et le travail, les prisonniers, la Paix.
Autant de mots d'ordre anti-hitlériens et capables de trouver une large audience.
4°) En criant : "Vive la France", ou pire : "Vive De Gaulle", on soude contre soi les rangs de l'armée allemande. En lançant des mot d'ordre de Paix, on doit trouver un écho en son sein.
Il faut gagner l'Armée Allemande à la lutte contre l'hitlérisme."
La Vérité condamne deux mots d'ordre entendus pendant la manifestation du 11 novembre : « "Vive la France", ou pire : "Vive De Gaulle" ».
Expressions du patriotisme des lycéens et étudiants parisiens ainsi que de leur sympathie pour la Résistance, ces deux mots d'ordre traduisent leur refus de l'occupation allemande et laissent entrevoir un engagement possible dans la lutte armée. Pour les trotskystes, une telle violence dirigée contre les soldats allemands est illégitime et, à ce titre, raciste. En effet, ces soldats sont avant tout des prolétaires avec lesquels il faut fraterniser, conformément à la logique internationaliste résumée par la célèbre formule : "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !".
Seuls les "mots d'ordre de Paix" favoriseront la fraternisation franco-allemande. Sommet de la pensée magique : prôner "la Paix" avec Hitler fait partie des "mots d'ordre anti-hitlériens" !!! On ne sera donc pas étonné par la conclusion délirante : "Il faut gagner l'Armée Allemande à la lutte contre l'hitlérisme".
Pour les trotskystes, la Wehrmacht n'était pas une armée de tortionnaires, mais un vivier d'antifascistes...
Seuls les "mots d'ordre de Paix" favoriseront la fraternisation franco-allemande. Sommet de la pensée magique : prôner "la Paix" avec Hitler fait partie des "mots d'ordre anti-hitlériens" !!! On ne sera donc pas étonné par la conclusion délirante : "Il faut gagner l'Armée Allemande à la lutte contre l'hitlérisme".
Pour les trotskystes, la Wehrmacht n'était pas une armée de tortionnaires, mais un vivier d'antifascistes...
Résistance communiste
Si les communistes ont abandonné le défaitisme révolutionnaire après l'invasion de l'URSS le 22 juin 1941, les trotskystes, eux, sont restés fidèles à cette ligne jusqu'à la défaite de l'Allemagne nazie.
Conséquence : les partisans de Trotsky ont fustigé la Résistance communiste. Ils ont accusé le Parti communiste d'avoir honteusement sombré dans le "chauvinisme", autrement dit le racisme anti-allemand, et d'avoir, de ce fait, renié son "internationalisme prolétarien".
Cette double accusation est étayée par une argumentation aussi développée que virulente dans un article publié dans La Vérité du 25 mars 1944 sous le titre" « Les Cahiers (ex) Communistes »... à l'avant-garde du chauvinisme" :
Cette double accusation est étayée par une argumentation aussi développée que virulente dans un article publié dans La Vérité du 25 mars 1944 sous le titre" « Les Cahiers (ex) Communistes »... à l'avant-garde du chauvinisme" :
« Les Cahiers (ex) Communistes »... à l'avant-garde du chauvinisme
A l'heure où la IVe Internationale affirme par des actes sa volonté révolutionnaire et son internationalisme, le Parti qui, par dérision s'appelle encore Communiste, s'enfonce de plus en plus dans la boue du chauvinisme. Les Cahiers du Communisme, organe théorique du P. C. français, (premier trimestre 1944, Nouvelle Série n° 1) constituent un véritable monument digne de Déroulède.
« 30.000 soldats en Corse, ça fait environ un boche pour dix français, écrit le chauvin en délire, Maurice Thorez. Pour obtenir une proportion analogue sur le sol métropolitain, il faudrait supposer qu’il [y] ait 4 millions d’ennemis en France. Or il n’y a même pas une dizaine de ces effectifs, à peine compte-t-on 200.000 boches en France ».
La classe ouvrière ne connaît pas des « boches » : son premier allié dans la lutte contre les brigands hitlériens, ce sont les travailleurs allemands en uniformes. A l'hystérie chauvine, la classe ouvrière oppose la fraternisation avec les travailleurs de tous les pays. C'est lorsqu'on trahit la classe ouvrière qu'on découvre les boches et la patrie. « Il était courant, écrit perfidement Benoit Frachon, de présenter la classe ouvrière comme insensible à l’idée de Patrie... Le patriotisme de la classe ouvrière est pur comme son courage ... aucun égoïsme ne vient ternir le sentiment qu'elle a de la Patrie. »
Les faussaires et les traîtres renient ainsi la devise du mouvement ouvrier qui est celle lancée par le Manifeste Communiste de Karl Marx : « Les prolétaires n’ont pas de patrie ».
De la reconnaissance du sentiment patriotique, les chauvins passent à la justification de la guerre impérialiste d'aujourd’hui et par la même occasion, de celle de 14 : « Par milliers, les jeunes gens, écrit Raymond Guyot, manifestèrent dans les rues de leurs villages et de leurs villes, drapeau tricolore déployé et tambours battants, allant déposer des gerbes tricolores devant les monuments aux morts, ces monuments portant les noms de leurs pères tombés en héros, pour que le même prussien ne passe pas ».
Là les faussaires et les traîtres sont pris sur le fait : on a beau tromper et falsifier la doctrine révolutionnaire, on a beau tronquer et mutiler la pensée de Lénine, on ne pourra arracher de la mémoire de l'avant-garde les pages de « Contre le courant » écrites par Lénine pendant la guerre impérialiste de 14 : « La politique réelle ces héros social-chauvins de LONDRES et de VIENNE, écrit Lénine en 1916, consiste à justifier la participation à la guerre impérialiste à justifier le massacre des ouvriers allemands par les ouvriers français et vice-versa, pour qu’une bourgeoisie nationale prenne finalement l'hégémonie dans le pillage des autres pays ».
Et voilà le vrai langage internationaliste, celui qui se détourne avec dégoût du langage des chauvins « anti-boches » :
« Vous autres bourgeois, vous guerroyez pour des buts de spoliation ; nous autres, OUVRIERS DE TOUTES LES NATIONS BELLIGERANTES, nous vous déclarons la guerre pour le socialisme ».
Mais les « Cahiers du Communisme » se sont détournés de Lénine et ne sont devenus qu'un cloaque du chauvinisme français, qui se cache sous une enseigne grossièrement barbouillée : « L’exemple de Jeanne d’Arc, écrit le chauvin Guyot, qui à 17 ans prit l’épée pour bouter l'envahisseur hors du sol national, enflamme toute la jeune génération. La grandiose bataille est commencée. Tout pour la gagner ! ».
Le Parti (ex) Communiste a renié avec l’internationalisme prolétarien, toute lutte véritable contre l'impérialisme, et est devenu son laquais auquel seuls les Galiffets d’Alger, les généraux de Gaulle et Giraud, peuvent encore « rendre hommage » [1], comme l'impriment avec fierté ces mêmes Cahiers, à l'endroit, où autrefois, figurait la devise : [«] Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! »
[1] L'éditorial des Cahiers du Communisme intitulé "Notre politique" s'ouvre sur une citation du général de Gaulle : « Les communistes jouent un rôle énorme dans la Résistance. Ils s'opposent à l'ennemi avec un dynamisme auquel il me plait de rendre hommage. »
"Boche"
Pour les trotskystes, même l'usage du mot "boche" était une manifestation de racisme. Leur indignation était plus vive encore lorsque ce terme était employé par les communistes.
Deux exemples. Le premier est un extrait du texte du 25 mars 1944 précédemment cité :
"La classe ouvrière ne connaît pas des « boches » : son premier allié dans la lutte contre les brigands hitlériens, ce sont les travailleurs allemands en uniformes. A l'hystérie chauvine, la classe ouvrière oppose la fraternisation avec les travailleurs de tous les pays. C'est lorsqu'on trahit la classe ouvrière qu'on découvre les boches et la patrie. « Il était courant, écrit perfidement Benoit Frachon, de présenter la classe ouvrière comme insensible à l’idée de Patrie... Le patriotisme de la classe ouvrière est pur comme son courage ... aucun égoïsme ne vient ternir le sentiment qu'elle a de la Patrie. »".
Le second, est un article publié dans La Vérité du 20 janvier 1942 sous le titre... "Pas de chauvinisme dans les rangs ouvriers" :
"Toutes les informations qui nous parviennent d'Allemagne attestent qu'une baisse de moral importante s'y fait déjà sentir. Il est certain que l'échec subi sur le front Est, le nombre grandissant de morts et de blessés, et de victimes du froid qui sévit en U.R.S.S., la raréfaction des vivres, il est certain, disons-nous, que tous ces facteurs de démoralisation agissent, dès à présent, sur l’état d’esprit du peuple allemand.
Des paroles prononcées par des soldats allemands contre le régime hitlérien nous sont rapportées par des prisonniers libérés. Des ouvriers et des prisonniers français, retour d’Allemagne, nous ont confirmé que des troubles (manifestations de ménagères, surtout) ont eu lieu à Nuremberg et Berlin, en particulier. Malgré l'ordonnance de février 1941, qui interdisait à la population allemande de communiquer avec les prisonniers français, celle-là ne cache pas sa sympathie pour les prisonniers et fraternise très souvent avec eux.
Ainsi, c'est au moment où les masses allemandes s'éveillent à l'esprit de révolte (quelques régiments allemands ont refusé "de marcher", sur le front Est), c'est au moment où le régime hitlérien chancelle, au moment où il est temps de propager à travers l'Europe le mot d'ordre de la fraternisation des prolétaires, pour la libération socialiste de l'Europe et du Monde, c’est ce moment que le Parti Communiste choisit pour lancer le mot d'ordre stupide et ignoble : « Tous unis contre les boches ! ».
Reniant ainsi les principes mêmes de l’internationalisme prolétarien, reniant les thèses de Lénine sur le caractère impérialiste de la guerre mondiale (la guerre n'est pas le fait des "boches", mais résulte des antagonismes des impérialismes rivaux), le Parti Communiste, une fois de plus, trahit les intérêts de la classe ouvrière mondiale qui sont d’unir et d'organiser tous les prolétaires, sans exception.
Les ouvriers français sauront lutter pour leur libération. Ils sauront s'unir contre le despotisme hitlérien et la réaction de Vichy. Ils savent que c'est LEUR combat qui est juste et non celui de Churchill et de Roosevelt.
Ils s’élèvent avec force contre le chauvinisme, qui mène à l’impasse et à la défaite. Comme la population de PALINGES (Saône-et-Loire), qui a fraternisé avec des soldats allemands emprisonnés pour rébellion et indiscipline, ils sauront s’unir, dans leur lutte, avec leurs frères allemands sous l'uniforme.
Le régime nazi doit être renversé par la révolution socialiste.
Tous unis, Allemands et Français contre le régime nazi !
Tous unis contre les chauvins de toute espèce, les pires ennemis des travailleurs !"
La Vérité condamne le Parti communiste pour avoir lancé "le mot d'ordre stupide et ignoble : « Tous unis contre les boches ! »".
Elle affirme qu'en diffusant ce slogan raciste, le PCF a "trahit les intérêts de la classe ouvrière mondiale qui sont d'unir et d'organiser tous les prolétaires, sans exception" et donc renié non seulement "les principes mêmes de l’internationalisme prolétarien" mais aussi "les thèses de Lénine sur le caractère impérialiste de la guerre mondiale".
A la trahison des communistes, les trotskystes opposent leur fidélité à l'internationalisme prolétarien et aux enseignements de Lénine. Celle-ci s'exprime par un appel à l'union des "ouvriers français" avec "leurs frères allemands sous l'uniforme".
La Résistance communiste est donc une trahison. Elle est aussi la garantie de l'échec puisque La Vérité soutient que le chauvinisme "mène à l’impasse et à la défaite".
Dernier élément, les trois mots d'ordre qui concluent l'article exposent avec clarté la ligne politique défendue par les trotskystes.
Elle affirme qu'en diffusant ce slogan raciste, le PCF a "trahit les intérêts de la classe ouvrière mondiale qui sont d'unir et d'organiser tous les prolétaires, sans exception" et donc renié non seulement "les principes mêmes de l’internationalisme prolétarien" mais aussi "les thèses de Lénine sur le caractère impérialiste de la guerre mondiale".
A la trahison des communistes, les trotskystes opposent leur fidélité à l'internationalisme prolétarien et aux enseignements de Lénine. Celle-ci s'exprime par un appel à l'union des "ouvriers français" avec "leurs frères allemands sous l'uniforme".
La Résistance communiste est donc une trahison. Elle est aussi la garantie de l'échec puisque La Vérité soutient que le chauvinisme "mène à l’impasse et à la défaite".
Dernier élément, les trois mots d'ordre qui concluent l'article exposent avec clarté la ligne politique défendue par les trotskystes.
1) "Le régime nazi doit être renversé par la révolution socialiste".
Ce premier mot d'ordre répond à une question essentielle : comment mettre fin à la guerre ?
Pour les bolchéviks-léninistes, la libération des pays occupés ne résultera pas d'une défaite militaire de l'Allemagne, mais d'un soulèvement du peuple allemand qui renversera Hitler pour instaurer un régime de type soviétique.
À leurs yeux, une victoire des Alliés constituerait avant tout une victoire des puissances capitalistes et, par conséquent, une défaite pour les prolétaires du monde entier, à commencer par les ouvriers français et "leurs frères allemands sous l'uniforme".
Tous les peuples opprimés par les nazis étaient donc priés d'attendre leur libération d'une Révolution socialiste en Allemagne !!!
Dans toute l'Histoire, a-t-on jamais vu de pires idiots utiles que les trotskystes pendant l'occupation allemande ? La réponse est non.
2) "Tous unis, Allemands et Français contre le régime nazi !".
Pour les partisans de Trotsky, l'allié naturel dans le combat contre le régime nazi n'était pas la France Libre mais... la Wehrmacht.
En effet, ils considéraient que le général de Gaulle était un bourgeois et donc un ennemi de classe. En appelant les Français à combattre l'occupant allemand, ce dernier incarnait lui-aussi le "chauvinisme".
Quant à l'armée allemande, éclairés par les lumières du marxisme-léninisme, ils étaient pleinement convaincus qu'elle était un véritable vivier d'antifasciste.
3) "Tous unis contre les chauvins de toute espèce, les pires ennemis des travailleurs !".
Qui sont, pour les trotskystes, "les pires ennemis des travailleurs" dans la France de 1942 ? Les nazis ? Non. Leur réponse : "les chauvins de toute espèce".
Leur haine des Résistants n'avait d'égal que leur amour des troupes hitlériennes...
Ce premier mot d'ordre répond à une question essentielle : comment mettre fin à la guerre ?
Pour les bolchéviks-léninistes, la libération des pays occupés ne résultera pas d'une défaite militaire de l'Allemagne, mais d'un soulèvement du peuple allemand qui renversera Hitler pour instaurer un régime de type soviétique.
À leurs yeux, une victoire des Alliés constituerait avant tout une victoire des puissances capitalistes et, par conséquent, une défaite pour les prolétaires du monde entier, à commencer par les ouvriers français et "leurs frères allemands sous l'uniforme".
Tous les peuples opprimés par les nazis étaient donc priés d'attendre leur libération d'une Révolution socialiste en Allemagne !!!
Dans toute l'Histoire, a-t-on jamais vu de pires idiots utiles que les trotskystes pendant l'occupation allemande ? La réponse est non.
2) "Tous unis, Allemands et Français contre le régime nazi !".
Pour les partisans de Trotsky, l'allié naturel dans le combat contre le régime nazi n'était pas la France Libre mais... la Wehrmacht.
En effet, ils considéraient que le général de Gaulle était un bourgeois et donc un ennemi de classe. En appelant les Français à combattre l'occupant allemand, ce dernier incarnait lui-aussi le "chauvinisme".
Quant à l'armée allemande, éclairés par les lumières du marxisme-léninisme, ils étaient pleinement convaincus qu'elle était un véritable vivier d'antifasciste.
3) "Tous unis contre les chauvins de toute espèce, les pires ennemis des travailleurs !".
Qui sont, pour les trotskystes, "les pires ennemis des travailleurs" dans la France de 1942 ? Les nazis ? Non. Leur réponse : "les chauvins de toute espèce".
Leur haine des Résistants n'avait d'égal que leur amour des troupes hitlériennes...
Une leçon d'antiracisme à oublier
La lutte implacable des trotskystes contre le racisme anti-allemand pendant la période de l'occupation allemande est la plus grande leçon d'anti-racisme jamais donnée par la gauche française.
Pourquoi n'est-elle jamais commémorée ? La honte ?
Quelle que soit la réponse avancée par la pensée magique trotskyste, un constat s'impose : au devoir de mémoire, la gauche française préfère le devoir d'amnésie...