Anarchistes, communistes, socialistes ou les Collabos de la première heure

Variante du célèbre "CRS SS" de mai 1968 qui avait pour finalité de délégitimer le Général de Gaulle, alors président de la République, en le comparant à Hitler, le slogan "Résistance" est de toute les manifestations de gauche.

Escroquerie intellectuelle, ce slogan est une calomnie et une imposture : il assimile les policiers français aux nazis et les militants de gauche aux Résistants.

Fondé sur le postulat faux que la lutte contre l'occupant allemand a été organisée par la gauche et plus précisément le PCF, il constitue avant tout une falsification du passé visant à faire oublier que la Résistance française a été fondée par un nationaliste - le Général de Gaulle - et que les mouvements de gauche ont été les premiers à se mobiliser pour la Paix avec l'Allemagne d'Hitler précédant même Pétain dans cette infamie.

Pour étayer cette affirmation, on rappellera le rôle du Général de Gaulle dans la Résistance française et quelques faits illustrant la collaboration de gauche qu'elle soit communiste, socialiste ou anarchiste.


Résistance française

Le 17 juin 1940, soit le lendemain de sa nomination à la présidence du Conseil, le Maréchal Pétain annonce à la radio qu'il est entré en contact avec le gouvernement allemand pour négocier un armistice.

Dès le lendemain, le Général de Gaulle s'exprime à la Radio de Londres pour dénoncer l'initiative pétainiste et appeler les Français à poursuivre le combat contre l'envahisseur allemand. L'Appel du 18 juin 1940 qui marque le refus de tout armistice avec le régime hitlérien est l'acte fondateur de la Résistance française : "Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas".

Le 22  juin, l'armistice franco-allemand est signé. Il marque la défaite de la France.

Le 28 juin, le Gouvernement britannique reconnaît "le Général de Gaulle comme chef dans ce pays de tous les Français libres, où qu'ils soient, qui se joignent à lui pour soutenir la cause alliée".

Le 7 août, un accord est signé entre les deux parties pour sceller leur alliance. Dans sa lettre approuvant le projet de cet accord, le chef des Français Libres souligne que la force qu'il a constituée sur le territoire britannique est destinée à combattre aux côtés de l'Angleterre les ennemis communs à savoir l'Allemagne d'Hitler et l'Italie de Mussolini.

Cet engagement est déjà une réalité puisque le 21 juillet des aviateurs de la France Libre ont participé aux bombardements de la Royal Air Force sur la Rhur.

Seul à s'être levé pour refuser la défaite quant tous - de l'extrême gauche à l'extrême droite - l'acceptaient soit par résignation, soit par lâcheté, soit par conviction, le Général de Gaulle conduira la France à la victoire. Un de ses représentants sera même signataire - en qualité de témoin - des capitulations allemandes signées les 7 et 8 mai 1945.

Preuves de son rôle fondamental dans la libération de la France, les fonctions qu'il a occupés aux cours de cette période :

- chef des Français Libres. Les Français Libres désignaient les volontaires français qui avaient répondu à son appel.

- président du Conseil de Défense de l'Empire, organisme créé en octobre 1940 pour administrer les territoires de l'Empire français qui s'étaient ralliés à la France Libre.

- président du Comité national français. Composé de Commissaires nationaux (équivalent de ministres), ce gouvernement de la France Libre a été constitué à Londres en septembre 1941.

- chef de la France Combattante. En juillet 1942, la France Libre a changé de nom pour devenir la France Combattante qui se définissait comme un rassemblement de Français qui se battaient pour la libération nationale qu'ils fussent à l'extérieur (France libre) ou à l'intérieur (France captive) du pays .

- président du Comité français de la libération nationale. Institué à Alger en juin 1943, ce Pouvoir central français unique est né de la fusion du Comité national français de Londres et du Commandement en chef français civil et militaire d'Alger.

Constitué après le débarquement allié en Afrique de Nord de novembre 1942, le Commandement en chef français civil et militaire était dirigé par le général Giraud et exerçait sa souveraineté sur l'Afrique du Nord et l'Afrique-Occidentale française.

Co-président avec le général Giraud du CFLN à sa constitution, le général de Gaulle en a assumé seul la présidence à partir de novembre 1943.
 .
-  président du Gouvernement provisoire de la République française. En juin 1944, le Gouvernement provisoire de la République française a remplacé le CFNL. Il s'est installé à Paris le 31 août soit quelques jours après la libération de la capitale. Le Général de Gaulle en a assumé la direction jusqu'en janvier 1946.


Communistes

Au cours de la guerre franco-allemande de 1939-1940, le Parti communiste a revendiqué l'honneur d'être le seul parti politique qui se battait pour... la Paix.

Son premier texte en faveur de la paix avec les nazis a été la Résolution adoptée par son Comité central le 21 septembre 1939 sous le titre "ll faut faire la paix" :

"La guerre qui est imposée au peuple français et qu'il est pour ainsi dire le seul à supporter n'est plus en réalité une guerre antifasciste et antihitlérienne. [...]
Nous pensons qu'on peut assurer une paix durable et la sécurité française sans pousser des millions de nos frères à la mort et sans faire de la France un vaste cimetière.
La Paix, la Paix durable, tel est le cri qui monte des profondeurs du Pays et les antihitlériens les plus acharnés savent que la politique réactionnaire des gouvernements de Londres et de Paris sert Hitler au lieu de l'affaiblir.
La Paix est indispensable pensent tous ceux qui veulent que la France soit indépendante et ne soit jamais asservie par Hitler, mais qui ne veulent pas non plus qu'elle soit inféodée par les capitalistes anglais.
La Paix est indispensable pensent tous les démocrates qui savent qu'une guerre prolongée aura comme conséquence l'écrasement de toute les libertés et la généralisation d'un régime de violence et de régression sociale.
La Paix doit être faite sans tarder pensent tous ceux qui la placent au premier rang de leurs préoccupations d'intérêt du Peuple de France.
La Paix dans la sécurité de la France, voilà ce que veut le peuple de notre pays et ce n'est là ni une folle chimère, ni une anticipation."

Pour mettre fin au conflit, le Parti communiste a "révélé" au Français que les responsables de la guerre étaient la France et l'Angleterre et qu'Hitler n'était qu'un pacifiste. Il a appelé au renversement du gouvernement français en l'accusant d'être fasciste parce qu'il refusait de faire la Paix avec les nazis. Il a expliqué aux soldats qu'il ne fallait pas se battre au motif que leurs véritables ennemis étaient les bellicistes français. Enfin, il s'est engagé dans le défaitisme révolutionnaire en appelant les ouvriers à saboter les fabrications de guerre.


Signé le 22 juin 1940, l'armistice négocié à la demande du Gouvernement Pétain a mis fin à la guerre franco-allemande.

Quelle a été la réaction du Parti communiste à la défaite de la France ?

Non seulement il a approuvé l'armistice franco-allemand mais en plus il a soutenu la thèse qu'il était le seul Parti légitime pour faire la paix avec Hitler parce qu'il était le seul Parti à s'être opposé à la guerre.

C'est la position qu'a exprimé l'Humanité clandestine du 24 juin 1940 dans un article intitulé "Construire la paix" :

"L'armistice est signé.
Ah, certes nous serrons les poings à la pensée qu'une autre paix eut pu être conclue en Septembre-Octobre dernier comme la proposaient les Communistes. Mais à cette époque Daladier jugeait que les ordres de la Cité de Londres devaient être obéis.
Construire la Paix ! Voilà donc la tâche urgente. [...]
Pour négocier la paix, il faut pouvoir parler au nom du peuple. On ne parle pas au nom du peuple quand on tient en prison et dans les camps des milliers de militants du peuple. Seul, sera digne de négocier une paix équitable, le gouvernement qui rendra au prolétariat ses droits et sa liberté."

Signalons que l'article fait une référence à la lettre des députés communistes du 1er octobre 1939 dans laquelle ils demandaient au président de la Chambre l'organisation d'une délibération du Parlement en faveur de la Paix. L'Humanité attribue l'échec de cette initiative pacifiste à la soumission du Gouvernement Daladier aux "ordres de la Cité de Londres".

Autre texte illustrant avec clarté la position du PCF : son appel au "Peuple de France" de juillet 1940 dans lequel il affirmait que seuls les communistes étaient en mesure de négocier avec Hitler une "Paix" qui garantirait "l’indépendance complète et réelle de la France" parce que "seuls, les Communistes [avaient] lutté contre la guerre".

Après la guerre, cet appel, plaidoyer enthousiaste pour un Gouvernement de Paix dirigé par le Parti communiste, a été célébré par l'historiographie officielle comme l'acte fondateur de la Résistance communiste sous le titre "Appel du 10 juillet 1940" en référence à un faux numéro de l'Humanité du 10 juillet 1940 dans lequel était reproduit un extrait falsifié du texte original !!!

Fervent partisan de la paix, le Parti communiste a répondu aux discours du Général de Gaulle appelant à la Résistance par des insultes et des appels... à fraterniser avec les soldats allemands :

1) L'Humanité n° 58 du 1 juillet 1940 :

"Le Général de Gaulle et autres agents de la finance anglaise voudraient faire battre les Français pour la City [...].
Les Français répondent le mot de Cambronne à ces Messieurs [...]."

2) L'Humanité n° 61 du 13 juillet 1940

"Les conversations amicales entre travailleurs parisiens et soldats allemands se multiplient.
Nous en sommes heureux. Apprenons à nous connaître, et quand on dit aux soldats allemands que les Députés communistes ont été jetés en prison pour avoir défendu la Paix, quand on leur dit qu'en 1923, les Communistes se dressèrent contre l'occupation de la Rhur, on travaille pour la fraternité franco-allemande."

Dernier élément, preuve de la détermination des communistes à faire la Paix avec l'Allemagne d'Hitler, la publication en février 1941 d'un programme de gouvernement intitulé "Pour le salut du Peuple de France" dans lequel le Parti communiste plaidait pour l'établissement de "relations PACIFIQUES" entre la France et l'Allemagne et l'instauration de "rapports fraternels entre le peuple français et le peuple allemand"  :

"Le Gouvernement du Peuple, expression de la volonté nationale et non d'une conjuration de profiteurs comme l'est la clique de Vichy, prendrait immédiatement les décisions de politique extérieure et intérieure indispensables au salut du pays. Ces mesures seraient dans leurs grandes lignes :

POLITIQUE EXTERIEURE

1° Libération du territoire national et des prisonniers de guerre. Pour mener cette tâche à bien, le Gouvernement du Peuple mettrait tout en œuvre pour établir des relations PACIFIQUES avec tous les peuples; il s'appuierait sur la puissance que lui conféreraient LA CONFIANCE DU PEUPLE FRANCAIS, LA SYMPATHIE DES AUTRES PEUPLES ET L'AMITIE DE L'UNION SOVIETIQUE.
Etablissement de rapports fraternels entre le peuple français et le peuple allemand en rappelant l'action menée par les communistes et par le peuple français contre le traité de Versailles, contre l'occupation du bassin de la Rhur, contre l'oppression d'un peuple contre un autre peuple.
3° Conclusion d'un pacte d'amitié et d'un traité commercial avec l'URSS et poursuite résolue d'une politique de paix destinée à tenir la France en dehors du conflit impérialiste."

En matière de politique étrangère, le Parti communiste avait donc un objectif identique à celui du Maréchal Pétain : la signature d'un traité de Paix avec l'Allemagne.

Précisons qu'en politique intérieure le PCF proposait l'instauration d'un régime socialiste sur le modèle de l'URSS.

C'est la décision d'Hitler d'envahir l'URSS qui a rendu caduc ce programme de gouvernement pro-allemand.


Le 22 juin 1941, l'Allemagne est en mesure d'envahir l'Union soviétique en raison de leur frontière commune issue de leur partage de la Pologne en septembre 1939. Cette attaque marque la fin de l'alliance germano-soviétique dont le fondement était le Pacte de non-agression du 23 août 1939 et le Traité de frontières et d'amitié du 28 septembre 1939.

On fera remarquer que sans cette initiative d'Hitler les communistes auraient été les alliés des nazis jusqu'en 1954 aux termes de l'article 6 du Pacte germano-soviétique :

"Le présent traité est conclu pour une durée de dix ans avec cette stipulation que, si l'un des deux contractants ne le dénonce pas une année avant l'expiration de ce délai, la durée de la validité de ce traité sera considérée comme prolongée automatiquement pour une période de cinq ans."

Pour sa défense l'URSS peut compter sur le soutien de l'Internationale communiste qui mobilise immédiatement ses membres.

La Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC) autrement dit le Parti Communiste Français (PCF) reçoit ses Instructions dans un télégramme du 25 juin 1941 co-signé par Maurice Thorez : 

"Le moment est venu rechercher et organiser contacts directs avec mouvement gaulliste, dont partisans comprennent que lutte héroïque peuple soviétique contre agression hitlérienne répond intérêts peuple français et que libération France est liée à victoire Union soviétique. Collaboration doit s'établir sur la base suivante. Lutte commune pour libération nationale. Efforts communs contre ennemi commun, le fascisme allemand". (1)

Dans ce télégramme, Moscou recommande aux communistes français de "rechercher et organiser contacts directs avec mouvement gaulliste" pour combattre ensemble un "ennemi commun : le fascisme allemand".

Appelé à lutter contre l'occupant allemand, le Parti communiste ne qualifiera plus la guerre contre l'Allemagne nazie d'impérialiste. Elle sera désormais analysée comme une guerre anti-fasciste. Il abandonnera son projet de former un Gouvernement de Paix. Son programme pacifiste intitulé "Pour le salut du Peuple de France" deviendra donc caduc et ce grâce à l'action... de Hitler. Enfin,  il n'accusera plus le Général de Gaulle d'être un traître au service de l'impérialisme anglais. Il le célèbrera comme un patriote qui se bat pour libérer son pays de la barbarie nazie avec le soutien de l'héroïque Angleterre.

Le Parti communiste s'engage dans la lutte contre l'occupant allemand dans le but de libérer sa patrie : l'Union soviétique.

Preuve que cet objectif est bien celui des communistes, l'IC précise que "libération France est liée à victoire Union soviétique" autrement dit la libération de la France sera la conséquence de celle de l'Union soviétique. La première est donc subordonnée à la seconde.

Tous ces éléments imposent de faire une claire distinction entre Résistance française et Résistance communiste. La première fondée par le Général de Gaulle en juin 1940 a pour objectif de libérer le territoire national. La seconde initiée par le PCF en juin 1941 est un soutien à l'effort de guerre soviétique.

La création par les communistes de structures non partisanes ayant pour objectif la libération de la France ne sera qu'une tactique visant à recruter des Français pour combattre les Allemands. L'objectif stratégique sera toujours le même.

(1) B. Bayerlein, M. Narinski, B. Studer, S. Wolikow, Moscou, Paris, Berlin. Télégrammes chiffrés du Komintern, 1939-1941, 2003, pp. 441-442.


Anarchistes

Après le déclenchement de la guerre franco-allemande le 3 septembre 1939, les anarchistes ont été les premiers à se mobiliser pour la Paix avec l'Allemagne nazie.

En effet, c'est à la mi-septembre que Louis Lecoin, figure central de l'anarchisme français, a diffusé le tract "Paix immédiate" dans lequel il appelait les soldats français à déposer les armes : "Que les armées, laissant la parole à la raison, déposent donc les armes !". Les nazis ont dû apprécier cette manifestation de la Résistance anarchiste.

Placé en détention provisoire le 29 septembre 1939, cet "antifasciste" sera libéré par le ministre de l'intérieur de Vichy - Pierre Pucheu - en août 1941 après la mobilisation de la presse collaborationniste parisienne demandant à plusieurs reprises sa libération. 

Cette libération sera célébrée dans le numéro du 24 août 1941 de L'Œuvre - journal de gauche pro-nazi dirigé par Marcel Déat - dans un texte titré "Lecoin et Louzon sont libérés" :

"Les campagnes de L'Œuvre et d'une grande partie de la presse parisienne, les démarches inlassablement renouvelées des organisations ouvrières, ont fini par retenir l'attention de M. Pucheu, ministre de l'Intérieur, qui s'honore en accomplissant un geste, non pas de clémence, mais de justice. Un premier groupe de militants syndicalistes et pacifistes est enfin libéré, et on nous laisse espérer que d'autres vont l'être. [...]
Enfin tout est bien qui finit bien, et des innocents nous reviennent, avant d'être tout à fait réduits à l'agonie par l'odieux régime auquel on les a soumis. Et parmi eux nous nous réjouissons que figurent Lecoin et Louzon, pour lesquels, à dix reprises, nous sommes intervenus."

Autre exemple de l'engagement anti-nazi des anarchistes : Henri Jeanson.

Pacifiste de la première heure, Henri Jeanson a manifesté son opposition à la guerre contre l'Allemagne nazie en signant en septembre 1939 le tract "Paix immédiate" de Louis Lecoin. C'est toutefois pour autre texte - un article publié dans le numéro du 17 août 1939 de Solidarité Internationale Anarchiste (SIA) - qu'il a été arrêté en novembre 1939. Incarcéré il a été condamné le mois suivant à 5 ans de prison pour provocation de militaires à la désobéissance et à l'insoumission.

Libéré en juin 1940 - à l'initiative des Allemands selon la propagande communiste de l'époque - Henri Jeanson a mis sa plume au service de la collaboration en prenant en septembre 1940 la direction d'un nouveau journal autorisé par la censure allemande : Aujourd'hui.

Dans le numéro du 6 novembre 1940, cet "antifasciste" a appelé les Français à... collaborer avec les Allemands :

"Qu’il n’y ait pas de paix possible en Europe sans un accord entre la France et l’Allemagne, c’est là une évidence vieille de plusieurs siècles et que nul ne songe à contester.
Cet accord, nous l’avons toujours souhaité parce que nous avons mis la paix au-dessus des partis et parce que nous savons qu’en temps de guerre, la liberté perd ses droits.
Et c’est pourquoi le devoir de tout pacifiste véritable, de tout Européen authentique est de se ranger loyalement aux côtés du maréchal Pétain, lorsque celui-ci nous dit : « Collaborons ! »"


Socialistes

Partisans de la guerre contre l'Allemagne nazie, les socialistes se sont finalement rangés dans le camp des défaitistes en votant à une large majorité (90 contre 36) les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940 à Vichy.
 
Par ce vote non seulement ils ont formellement approuvé son action à la tête du gouvernement et donc la signature de l'armistice franco-allemand mais en plus ils lui ont donné abusivement le pouvoir de promulguer une nouvelle constitution et donc potentiellement de mettre fin au régime républicain.

Investi des pouvoirs constituants, le Maréchal Pétain a institué dès le lendemain le Régime de Vichy en promulguant les Actes constitutionnels n° 1 et n° 2 en vertu desquels il était désigné "Chef de l'État français" cumulant sur sa personne les pouvoirs exécutif et législatif.

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